Cela fait deux ans que Nicolas Sarkozy est président de la République. On pourrait s'arrêter sur son style et sa méthode. Les critiques seraient abondantes. Mais l'essentiel est ailleurs. Derrière la communication tous azimuts se cache un échec sidérant.Échec sur le pouvoir d'achat, échec sur l'emploi, échec sur la sécurité. Pas besoin d'être antisarkozyste pour constater froidement que les deux premières années de la politique du nouveau locataire de l'Élysée sont marquées par l'échec et le mensonge. C'est l'absence de résultats qui frappe. Et pour un Président qui voulait réhabiliter les notions de mérite et de responsabilité, observons que le bienheureux s'abstient d'appliquer à lui-même les principes qu'il veut imposer à tous les autres.
La crise financière a sans doute incliné davantage la pente. Mais la France était entrée en crise avant - même que ne résonnent les premiers échos du krach des « subprimes » dont Nicolas Sarkozy vantait encore les mérites, il y a deux ans, lors de sa campagne présidentielle.
Les politiques néolibérales, conservatrices et autoritaires mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy ont provoqué un recul sans précédent de la qualité de la vie et de la confiance en l'avenir en France. Les inégalités ont progressé comme jamais. La précarité et la pauvreté aussi. Les services publics disparaissent. Les droits individuels et collectifs reculent. La violence se diffuse.Il fait aujourd'hui objectivement moins bon vivre en France. Et cela, les Français le doivent d'abord à la politique de Sarkozy et à son incroyable vanité dans l'échec.
La France se mure par le recul des libertés. La France se divise par la perte des solidarités. La France se perd dans les atteintes répétées à la laïcité. La France mérite mieux. Bien mieux. Aux socialistes, à nous, la responsabilité de faire du 7 juin prochain une étape de la reconquête !
Benoît Hamon
Porte parole du parti socialiste
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